Une pièce à conviction parmi les millions de documents déclassifiés dans le dossier Epstein suscite une vive réaction. Un courriel électronique, adressé par un certain Daniel Siad au financier condamné pour trafic sexuel, mentionne le nom de Flora Coquerel, élue Miss France en 2014, la présentant comme une nouvelle recrue potentielle pour son agence de mannequins.
Le message, daté de mars 2015, évoquait l’intention d’envoyer la jeune femme, alors âgée de vingt ans et encore étudiante, à New York. La missive concluait par une demande de retour sur cette proposition.
La découverte de ce document a poussé l’intéressée à prendre publiquement la parole ce week-end. Sur ses réseaux sociaux, Flora Coquerel a fait part de son profond choc et de son indignation face à l’association de son nom, même indirecte, à cette affaire criminelle. Elle a catégoriquement nié avoir eu le moindre contact, rencontre ou relation, que ce soit avec Jeffrey Epstein ou avec l’individu nommé Siad, qu’elle affirme ne pas connaître.
Dans une déclaration ferme, l’ancienne reine de beauté a qualifié ces insinuations de fausses et blessantes. Elle a souligné que le fait d’être ainsi reliée à des faits d’exploitation sexuelle, qu’elle condamne avec la plus grande vigueur, porte atteinte à son intégrité, à ses valeurs et à sa dignité.
Accompagnant son message d’un communiqué de son conseil juridique, Flora Coquerel a réaffirmé son soutien total et sans réserve aux victimes. Elle a également exprimé son refus catégorique que son nom soit instrumentalisé ou serve à alimenter des spéculations ou des raccourcis dans le traitement médiatique de cette sombre affaire.