L’avenir des célèbres pastilles colorées collées sur les pare-brises est en suspens. Instaurées en 2017, les vignettes Crit’Air étaient devenues le sésame indispensable pour pénétrer dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE), ces périmètres urbains où l’accès était restreint aux véhicules les moins polluants. Un dispositif désormais caduc.
Le Parlement a en effet acté, cette semaine, la suppression de ces ZFE dans le cadre d’un vaste projet de loi sur la simplification économique. Le texte, adopté définitivement par le Sénat, sonne le glas de cette politique visant à catégoriser les véhicules selon leurs émissions.
Dans l’immédiat, les automobilistes doivent toutefois garder leur sang-froid – et leur vignette. La loi n’étant pas encore en vigueur, l’obligation reste de mise dans les agglomérations concernées. Retirer prématurément le macaron pourrait s’avérer coûteux, avec une amende pouvant atteindre 68 euros.
À plus long terme, le sort de ces autocollants, vendus 3,11 euros, semble scellé avec la disparition programmée des ZFE. Elles ne devraient plus être nécessaires pour circuler au quotidien. Des doutes subsistent néanmoins sur leur utilité résiduelle. Elles pourraient être réactivées temporairement lors de pics de pollution, si les préfets décident de mettre en place une circulation différenciée. Certaines collectivités locales pourraient également, sur une base volontaire, maintenir localement un dispositif similaire.
En attendant ces clarifications, le conseil le plus sage pour les conducteurs est de laisser la petite pastille à sa place, sur le coin du pare-brise. Elle y restera peut-être comme un souvenir d’une époque révolue, avant de finir au fond d’un tiroir.