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Le gouvernement relève le plafond des tirs de loups pour faire face à la pression sur les élevages

par Lionel Feuerstein
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Face à une pression croissante du monde agricole et à la multiplication des attaques sur les troupeaux, l’exécutif a décidé de durcir sa politique de gestion du loup. Une augmentation du nombre de prélèvements autorisés a été annoncée ce vendredi.

Lors d’une annonce officielle, la ministre de l’Agriculture a justifié cette orientation par l’expansion territoriale continue du prédateur. Elle a indiqué que le cadre réglementaire actuel, jugé inadapté à la dynamique de l’espèce, serait modifié pour mieux répondre aux réalités du terrain. L’objectif affiché est de mieux protéger les activités d’élevage tout en maintenant une population viable de loups.

Dans le détail, le quota annuel de loups pouvant être abattus sera augmenté de 10%, ce qui représente une vingtaine d’animaux supplémentaires par rapport au plafond précédent. Parallèlement, les procédures administratives encadrant les tirs de défense seront simplifiées, notamment dans les secteurs les plus exposés aux prédations, afin de permettre des interventions plus réactives.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre protecteurs de la nature et professionnels de l’élevage. Les derniers chiffres officiels, publiés à l’automne dernier, estimaient la population de loups gris à un peu plus d’un millier d’individus sur le territoire national, un niveau considéré comme stable. Cependant, de nombreux éleveurs contestent ces estimations, qu’ils estiment en deçà de la réalité, et réclament depuis des années des moyens de protection renforcés et une plus grande latitude pour défendre leurs animaux.

La révision à la hausse du plafond de prélèvement répond donc à une exigence ancienne du secteur agricole, qui dénonce des pertes économiques importantes et un sentiment d’abandon dans certaines zones rurales. Le gouvernement cherche ainsi à établir un nouvel équilibre entre la conservation d’une espèce protégée et la sauvegarde des exploitations confrontées à sa présence.

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