L’Élysée s’apprête à officialiser la nomination d’Amélie de Montchalin à la présidence de la Cour des comptes. Cette décision, attendue en Conseil des ministres, marque une étape significative dans la carrière de cette figure politique, qui deviendra la première femme à diriger l’institution.
Âgée de 40 ans, elle succédera à Pierre Moscovici, parti rejoindre la Cour des comptes européenne. Cette promotion intervient après plusieurs mois d’intenses négociations budgétaires, où la ministre des Comptes publics a joué un rôle central dans l’adoption du projet de loi de finances.
Son parcours politique, cependant, n’a pas été linéaire. Après une défaite aux législatives de 2022 dans l’Essonne, elle avait dû quitter le gouvernement. Son retour en 2024 lui a permis de s’imposer comme un acteur clé des débats financiers, gagnant en visibilité et en influence au fil des arbitrages complexes.
Ses qualités de travail et sa ténacité sont régulièrement soulignées, y compris par certains élus de l’opposition, qui reconnaissent sa compétence technique. Pour autant, cette nomination ne fait pas l’unanimité. Des critiques s’élèvent, notamment sur les réseaux sociaux, pour dénoncer ce qui est perçu par certains comme un système de récompenses entre proches du pouvoir.
La passation de pouvoir à la Cour des comptes devrait intervenir dans les prochains jours, ouvrant un nouveau chapitre pour cette institution et pour la carrière d’Amélie de Montchalin.