La plus haute juridiction française a rejeté ce mercredi le dernier recours formé par l’animateur de télévision Jean-Marc Morandini. Cette décision met un point final à une longue procédure judiciaire pour corruption de mineurs, confirmant ainsi la peine prononcée en appel.
L’intéressé, âgé de 60 ans, avait initialement été condamné en première instance. La cour d’appel de Paris avait ensuite alourdi cette peine en mars 2025, prononçant une condamnation à deux ans d’emprisonnement avec sursis, accompagnée d’une amende de 20 000 euros. Le tribunal avait également ordonné son inscription au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles et lui avait interdit à vie d’exercer toute activité professionnelle le mettant en contact avec des mineurs.
Les faits reprochés remontent à une période s’étalant de 2009 à 2016. L’enquête avait révélé que l’animateur avait adressé des messages à caractère sexuel explicite à deux adolescents âgés de 15 ans, sollicitant notamment l’envoi de photographies dénudées. Une autre affaire, distincte, concernait un jeune homme de 16 ans à qui il avait demandé, en 2009, de se dévêtir et de se masturber en sa présence, sous le prétexte fallacieux d’une audition pour un projet cinématographique qui n’a jamais abouti.
Cette condamnation définitive pour corruption de mineurs n’est pas la seule procédure en cours à son encontre. Début 2025, dans une autre affaire portant sur des accusations de harcèlement sexuel lors de castings pour une web-série, une cour d’appel l’avait condamné à 18 mois de prison avec sursis. Il a également formé un pourvoi en cassation contre cette seconde décision, qui reste à examiner.
La décision de la Cour de cassation, rendue publique ce 14 janvier, clôt définitivement le volet principal de cette affaire. Les magistrats ont estimé, après un examen approfondi du dossier, qu’aucun des arguments soulevés par la défense ne pouvait justifier l’admission du recours.