accueil FranceL’humoriste Djimo officiellement mis en examen pour viol après une plainte déposée dans le sillage de MeTooStandUp

L’humoriste Djimo officiellement mis en examen pour viol après une plainte déposée dans le sillage de MeTooStandUp

par Anaïs Hanquet
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Une procédure judiciaire concernant des faits remontant à 2015 a connu un tournant significatif en ce début d’année. Djimo, humoriste de 35 ans, a été placé sous le statut de mis en examen pour viol le 15 janvier dernier. Cette décision fait suite à une plainte initialement déposée en mars 2023 par la comédienne Élise Vigné, qui visait également un autre artiste, Lenny M’Bunga.

À l’origine, les deux hommes avaient été entendus sous le statut de témoins assistés. L’évolution récente de l’enquête a conduit à une requalification des faits pour Djimo, qui fait désormais l’objet d’une instruction judiciaire approfondie. Son avocat, Maître Gabriel Dumenil, a immédiatement fait part de son intention de contester cette décision, la qualifiant de « particulièrement critiquable » et soulignant l’absence, selon lui, d’éléments nouveaux justifiant cette évolution.

Les événements à l’origine de cette affaire se seraient déroulés en septembre 2015. Élise Vigné, alors âgée de 21 ans et employée comme régisseuse dans un club parisien, aurait proposé aux deux humoristes de passer la nuit chez elle. Selon son récit, après un rapport consenti avec Lenny M’Bunga, un autre homme serait entré dans la pièce plongée dans l’obscurité et l’aurait pénétrée sans son consentement. En sortant de la chambre, elle affirme avoir trouvé Djimo sur le palier, le pantalon ouvert.

La prise de conscience pour la plaignante serait survenue quelques jours plus tard, lorsqu’un ami humoriste l’aurait informée d’un sketch de Lenny M’Bunga évoquant une situation similaire. Cet épisode l’aurait conduite à quitter son emploi et à mettre un terme à ses activités scéniques à la fin de l’année 2015. Ce n’est qu’en 2023, dans le contexte du mouvement MeTooStandUp, qu’elle a décidé de porter officiellement plainte.

La défense de Djimo souligne le caractère tardif de cette évolution procédurale, intervenant près de neuf ans après le dépôt initial de la plainte et plus de onze ans après les faits allégués. L’avocat rappelle qu’un magistrat instructeur avait préalablement estimé qu’il n’existait pas d’indices graves ou concordants à l’encontre de son client.

L’affaire se poursuit désormais dans le cadre d’une instruction judiciaire formelle, où les versions des différentes parties seront examinées en détail.

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