accueil SportLa ferveur marocaine à son paroxysme avant l’ultime bataille face au Sénégal

La ferveur marocaine à son paroxysme avant l’ultime bataille face au Sénégal

par Virginie Pironon
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Une onde de joie pure a submergé Rabat dans la nuit de mercredi à jeudi. Après une qualification arrachée au forceps face au Nigéria, les Lions de l’Atlas ont offert à tout un peuple une finale de Coupe d’Afrique des Nations à domicile, scellant un rendez-vous historique face au Sénégal dimanche.

L’issue s’est jouée à la terrible épreuve des tirs au but, après un match tendu de 120 minutes sans ouverture du score. La libération fut à la mesure de l’attente et de la pression : un rugissement collectif a jailli des tribunes du stade Moulay Abdellah, porté par plus de soixante-cinq mille âmes en fusion.

« C’est une marée d’émotions. Cette équipe, c’est le visage de notre nation. Une fierté immense », confie un spectateur, la voix encore tremblante d’excitation. Un autre, exultant, ajoute : « Regardez ces hommes ! Ce sont des guerriers, des vrais Lions. C’est tout ce qu’on attendait d’eux. »

L’atmosphère, électrique et parfois nerveuse, a indéniablement porté l’équipe nationale. Malgré des moments de doute, le public est resté un rempart infaillible. « Le public a été notre douzième homme, insiste un milieu de terrain. Jouer porté par une telle ferveur, c’est une sensation unique, presque irréelle. »

L’entraîneur, salué par les supporters à l’issue de la rencontre, a tenu à rendre hommage à cette fédération nationale. « Ce bonheur, nous le devons au peuple marocain qui le mérite amplement. Atteindre la finale chez nous, après tant d’efforts, est un magnifique présent. Maintenant, il faut se régénérer pour le dernier combat. »

La ville, après une nuit de célébrations spontanées, reprend son souffle dans l’attente du choc final. L’objectif est désormais clair et à portée de main : soulever le trophée, près d’un demi-siècle après le dernier sacre continental remporté justement… contre le Sénégal. Le destin, parfois, trace des cercles parfaits. Dimanche, l’histoire attend son verdict.

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