Dans un contexte électoral tendu à Paris, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a exprimé une position personnelle claire. Lors d’un passage télévisé, il a indiqué que, s’il était électeur dans la capitale, son vote irait, à titre strictement individuel, en faveur de Rachida Dati au second tour des municipales.
Son raisonnement s’appuie sur une logique de barrage. Il a déclaré que dans les grandes villes où la gauche et l’extrême gauche représentent, selon lui, une menace, il choisirait systématiquement le bulletin faisant opposition à ces forces. Pour Bardella, cette situation constitue un « risque existentiel », justifiant un rassemblement des voix contre la gauche.
Ce positionnement intervient alors que la candidate de la droite, Rachida Dati, a consolidé ses chances en fusionnant sa liste et en bénéficiant du retrait de Sarah Knafo, candidate d’extrême droite. Knafo a en effet appelé ses soutiens à « chasser la gauche » de la mairie, un retrait que Bardella a commenté en déplorant la division initiale des voix de droite, qu’il juge préjudiciable.
Le leader du RN a réitéré son appel à l’union des droites face à ce qu’il perçoit comme un péril, même si ses avances ont jusqu’ici reçu un écho limité sur le terrain. Son propre candidat à Paris ayant réalisé un score modeste, cette prise de position personnelle marque une volonté d’influencer le scrutin parisien en mobilisant au-delà des frontières traditionnelles de son électorat.