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Le harcèlement scolaire en accusation après la tragédie d’une lycéenne à Bordeaux

par Sylvain Tronchet
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Le corps sans vie de Tyah, une adolescente de 16 ans portée disparue depuis le 12 janvier, a été découvert dans un parc de Lormont, en Gironde. Les circonstances pointent vers un suicide, plongeant sa famille et la communauté éducative dans le deuil et soulevant de graves questions sur le harcèlement en milieu scolaire.

L’adolescente, scolarisée en première au lycée Pape-Clément de Pessac, avait été vue pour la dernière fois il y a plus de deux semaines. Une vaste opération de recherche, mobilisant forces de l’ordre, pompiers et moyens techniques, avait été lancée. C’est finalement un promeneur qui a fait la macabre découverte jeudi dernier. L’autopsie ordonnée par le parquet de Bordeaux doit préciser les causes exactes du décès.

Dans le sillage de ce drame, la parole de la famille se libère pour dénoncer un climat scolaire insupportable. Les proches de la jeune fille affirment qu’elle était victime de persécutions répétées au sein de son établissement. Sa mère révèle avoir été alertée en décembre par l’infirmière scolaire sur la détresse de sa fille, qui avait alors sollicité une aide psychologique. Le jour même de sa disparition, une altercation avec d’autres élèves se serait produite dans la cour de récréation.

« Elle avait tout pour réussir. Son avenir lui a été volé », confie, bouleversé, son père. Un membre de la famille a également indiqué que Tyah aurait confié à une camarade ses intentions suicidaires si les brimades persistaient, regrettant l’absence de réaction concrète du lycée face à ces signaux d’alerte.

Face à l’onde de choc, le rectorat de Bordeaux a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. Parallèlement, la justice a été saisie. La police judiciaire, via l’Office des mineurs, a été chargée d’enquêter pour reconstituer les derniers jours de l’adolescente et comprendre son geste, actuellement considéré comme un acte de désespoir.

Le lycée a mis en place une cellule d’écoute psychologique pour soutenir élèves et personnels. Cette tragédie intervient peu après le suicide d’une autre collégienne en Seine-et-Marne, elle aussi mise sous pression par du harcèlement, relançant avec une acuité douloureuse le débat sur la prévention et la lutte contre ce fléau dans les écoles.

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