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Violences à Noisiel : une attaque aux mortiers contre la police municipale après des interpellations

by Fabien Jannic-Cherbonnel
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Une série d’événements violents a secoué la commune de Noisiel, en Seine-et-Marne, dans la soirée de lundi. Les faits ont débuté par l’interpellation de trois individus, âgés de 18 à 23 ans, dans le cadre d’affaires liées au trafic de stupéfiants. Deux d’entre eux faisaient l’objet d’interdictions de séjour et le troisième était poursuivi pour provocation à la rébellion.

En réaction à ces arrestations, une trentaine de personnes se sont rassemblées plus tard dans la soirée devant le poste de police municipale. Le rassemblement a rapidement dégénéré. Des assaillants ont tiré des mortiers d’artifice en direction des agents, sans toutefois faire de blessés. Une tentative d’intrusion dans les locaux a également eu lieu, le portail ayant été endommagé. Des renforts de la police nationale, appelés sur place, ont à leur tour été la cible de jets de projectiles, qui ont causé des dégâts sur un véhicule de service.

Les forces de l’ordre ont procédé à de nouvelles interpellations dans la foulée, arrêtant trois mineurs de 15 ans et un homme de 35 ans. Ils sont soupçonnés de participation à un attroupement armé, de violences contre des agents publics et de dégradation de biens.

L’affaire a pris une tournure particulière avec la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant l’arrestation de l’un des premiers individus. On y voit des policiers le plaquer au sol avant qu’un engin explosif, apparemment une grenade de désencerclement, ne soit actionné près de son visage. L’un des agents lui porte ensuite plusieurs coups. Ces images ont conduit le parquet de Meaux à saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour examiner les conditions de cette interpellation.

Les autorités judiciaires ont tenu à apporter des précisions dans la journée, indiquant que la personne filmée avait été examinée par un médecin et que son état était compatible avec une garde à vue. Le parquet a par ailleurs démenti des rumeurs circulant en ligne concernant d’éventuelles hospitalisations en état grave liées aux événements.

Outre l’enquête de l’IGPN, deux autres investigations judiciaires ont été ouvertes. La première concerne les infractions initiales qui ont motivé les premières interpellations. La seconde vise les actes de violences urbaines commis devant le commissariat.