Stéphanie Rist conserve son portefeuille ministériel. La ministre de la Santé a remporté, ce dimanche, le second tour d’une élection législative partielle dans la première circonscription du Loiret, mettant ainsi un terme à une période d’incertitude quant à son avenir gouvernemental. Elle l’avait elle-même conditionné à une victoire dans les urnes.
Face à la candidate du Rassemblement national, Tiffanie Rabault, la représentante de la majorité présidentielle a obtenu un score sans appel, rassemblant plus de 62% des suffrages exprimés. Son adversaire d’extrême droite s’est arrêtée à un peu moins de 38%. Ce scrutin, cependant, a été marqué par une désaffection massive des électeurs, près de sept sur dix ayant choisi de ne pas se déplacer, un niveau d’abstention record qui assombrit quelque peu la victoire.
Cette élection inédite faisait suite à un imbroglio parlementaire. Le suppléant initial de la ministre ayant refusé de siéger à sa place à l’Assemblée nationale, la loi a imposé l’organisation de ce nouveau vote, une procédure critiquée pour son coût par plusieurs formations d’opposition.
Pour Stéphanie Rist, cette réélection représente bien plus qu’un succès local. Elle valide sa légitimité à poursuivre sa mission au sein d’un gouvernement qu’elle a rejoint à l’automne dernier. Elle pourra ainsi continuer de piloter un ministère de la Santé en pleine tourmente, confronté à d’importantes tensions avec la profession médicale libérale. À l’Assemblée, elle sera remplacée par sa nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet.
« C’est une victoire claire et nette, obtenue dans un contexte exigeant », a déclaré la ministre, soulignant le travail qui l’attend désormais. Médecin rhumatologue de formation et figure de la majorité depuis 2017, elle avait placé cette élection sous le signe d’un véritable référendum sur son action.
Le premier tour, la semaine dernière, avait déjà placé Stéphanie Rist en tête, mais dans un trio serré avec la candidate RN et la représentante de la gauche. L’absence de triangulaire au second tour, due aux règles électorales et à la forte abstention, a finalement cristallisé l’opposition en un duel classique entre la majorité et le Rassemblement national, renouvelant le scénario de 2024 dans cette circonscription.
Ce résultat conforte la position de la ministre et offre un répit à l’exécutif, même si l’ampleur de l’abstention interroge sur la mobilisation de l’électorat face à l’extrême droite dans ce type de scrutin.