accueil SociétéUne quinquagénaire spoliée de ses économies par un escroc se faisant passer pour Patrick Bruel

Une quinquagénaire spoliée de ses économies par un escroc se faisant passer pour Patrick Bruel

par Lionel Feuerstein
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Une nouvelle affaire d’escroquerie sentimentale exploitant l’image de célébrités vient d’être portée à la connaissance du public. Une femme d’une cinquantaine d’années, répondant au prénom d’Ingrid, a été dépouillée de la totalité de ses économies, convaincue de correspondre avec le chanteur Patrick Bruel.

L’histoire débute par un message inattendu reçu en pleine nuit, prétendument envoyé par l’artiste. Méfiante dans un premier temps, la victime a demandé une preuve d’identité. Elle a alors reçu une photographie montrant la star tenant un papier sur lequel était inscrit son prénom. Cette image, vraisemblablement créée grâce à des outils d’intelligence artificielle, a suffi à lever ses derniers doutes.

Flattée et émue par cette attention qu’elle jugeait improbable – « Il m’écrit à moi ? » –, Ingrid s’est engagée dans une correspondance de plus en plus régulière et personnelle. Son interlocuteur invisible a rapidement adopté un langage enjôleur, la qualifiant de « confidente » et d’« amour de [sa] vie », des mots auxquels cette femme, en manque d’affection, s’est montrée particulièrement réceptive.

La relation, présentée comme secrète, a pris un tour financier au bout de quelques échanges. Une première demande de 500 euros a été formulée, justifiée par une invitation en loge pour un concert. Ingrid a obtempéré, malgré un léger sentiment d’inquiétude.

L’arnaque a pris une ampleur critique quelques semaines plus tard. Le prétendu chanteur a alors réclamé 7 500 euros, arguant de frais de douane pour récupérer un véhicule. La quinquagénaire a alors viré 5 000 euros, représentant l’intégralité de son épargne. Face aux demandes insistantes pour obtenir le solde, allant jusqu’à lui suggérer de contracter un crédit, la victime a finalement exigé un échange téléphonique.

Cet appel a sonné le glas de l’illusion. La voix entendue au bout du fil ne correspondait en rien à celle de l’artiste. Le subterfuge était éventé, mais le préjudice, lui, était bien réel. Les 5 500 euros extorqués ne seront vraisemblablement jamais récupérés, ajoutant une amertume financière à une profonde désillusion sentimentale.

Ce cas rappelle la dangerosité des arnaques dites « au brouteur », qui utilisent désormais couramment l’identité de personnalités publiques et les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour piéger des personnes vulnérables en quête de reconnaissance ou de compagnie.

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