À peine la passation de pouvoirs effectuée à la tête de la capitale, les locaux de l’Hôtel de Ville ont fait l’objet d’une opération de police judiciaire. Cette perquisition, intervenue quelques jours après l’entrée en fonction du nouveau maire, est liée à une enquête ouverte sur les conditions d’attribution d’un contrat public.
Les investigations, confiées à la gendarmerie, portent sur l’organisation de la cérémonie marquant le dixième anniversaire des attentats de novembre 2015. Les magistrats du parquet financier examinent si les règles de la commande publique ont été respectées lors de l’attribution de ce marché, évalué à environ 1,5 million d’euros, à une société spécifique.
L’enquête préliminaire, lancée au début de l’année, vise des faits susceptibles de relever du favoritisme, du recel de favoritisme et de prise illégale d’intérêts. Elle cherche à déterminer si le processus de sélection de l’entreprise chargée de cet événement solennel a suivi les procédures légales.
La société en question avait été retenue pour orchestrer cet hommage aux victimes des pires attaques terroristes sur le sol français, qui avaient causé la mort de 130 personnes. Son dirigeant avait précédemment supervisé la conception des cérémonies officielles pour les Jeux Olympiques de Paris.
Cette opération judiciaire intervient dans un contexte de renouvellement politique local et soulève de sérieuses questions sur la gestion de contrats publics sensibles, liés à la mémoire nationale. L’affaire éclaire d’un jour nouveau les pratiques qui ont pu prévaloir dans l’attribution de marchés sous la mandature précédente.