accueil SociétéUne mère annonce la mort de son fils dans l’incendie de Crans-Montana : « Arthur est en fête au paradis »

Une mère annonce la mort de son fils dans l’incendie de Crans-Montana : « Arthur est en fête au paradis »

par Lionel Feuerstein
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Après trois jours d’une attente insoutenable, le pire a été confirmé. Laetitia Brodard-Sitre, qui recherchait son fils depuis le drame survenu dans une discothèque de la station suisse de Crans-Montana, a dû annoncer le décès de l’adolescent.

Sur les réseaux sociaux, la mère a partagé un message poignant : « Arthur est parti faire la fête au paradis ». Le jeune homme de 16 ans compte parmi les quarante victimes de l’incendie qui a ravagé un bar de cette station huppée en pleine nuit du Nouvel An. « Nous pouvons maintenant commencer notre deuil en sachant qu’il repose en paix, dans la lumière », a-t-elle ajouté.

L’adolescent avait rejoint l’établissement Le Constellation pour célébrer le passage à la nouvelle année. La tragédie s’est produite aux alentours de 1h30 du matin, alors que les lieux étaient archi-combles. Dans un dernier échange, la mère avait reçu un SMS de son fils peu après minuit : « Maman, bonne année, je t’aime ». Elle lui avait répondu quelques instants plus tard par un « Je t’aime mon grand ». Une dernière vidéo, envoyée par Arthur à des amis à 1h28, montrait le groupe en train de festoyer.

Les autorités ont depuis formellement identifié la majorité des 119 blessés, de nationalités diverses, principalement suisse, française et italienne. Une journée de deuil national a été décrétée pour le 9 janvier en Suisse.

Une enquête pénale a été ouverte à l’encontre des deux gérants français de l’établissement, un couple originaire de Corse. Ils sont mis en examen pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence.

Les premières constatations suggèrent que le feu aurait pu être déclenché par des bougies décoratives fixées sur des bouteilles de champagne, placées trop près du plafond du sous-sol. La présence d’un isolant phonique en mousse sur ce même plafond aurait ensuite contribué à la propagation rapide des flammes, expliquant l’embrasement généralisé décrit par les secours.

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