Après trois jours d’une attente insoutenable, le pire a été confirmé. Laetitia Brodard-Sitre, qui recherchait son fils depuis le feu dévastateur survenu dans un bar de la station suisse de Crans-Montana, a dû annoncer le décès de l’adolescent.
Sur les réseaux sociaux, la mère a partagé un message poignant : « Arthur est parti faire la fête au paradis ». Le jeune homme de 16 ans compte parmi les quarante victimes de cette catastrophe survenue en début de matinée du Nouvel An dans cet établissement fréquenté. « Nous pouvons désormais entamer notre deuil en sachant qu’il repose en paix, dans la lumière », a-t-elle ajouté.
L’adolescent avait rejoint le bar Le Constellation pour célébrer le passage à la nouvelle année. La tragédie a frappé peu après une heure et demie, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans les sous-sols de l’endroit, alors comble. La veille, sa mère avait évoqué un dernier échange par SMS peu après minuit, où son fils lui souhaitait une bonne année et lui déclarait son affection, message auquel elle avait répondu. Quelques instants plus tard, Arthur avait envoyé à des proches une vidéo fugace le montrant en train de festoyer avec ses amis.
Les autorités ont depuis progressé dans l’identification des victimes. Sur les cent dix-neuf personnes blessées, cent treize ont été formellement reconnues. La majorité sont de nationalité suisse, mais des ressortissants français, italiens, serbes et d’autres pays européens figurent également parmi les blessés. Une journée de deuil national a été décrétée pour le 9 janvier en Suisse.
Une procédure judiciaire a été engagée à l’encontre des deux gérants français de l’établissement, un couple originaire de Corse. Ils font l’objet de poursuites pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence.
Les premières investigations suggèrent que le sinistre pourrait avoir été causé par des bougies décoratives fixées sur des bouteilles de champagne, placées trop près du plafond du sous-sol. La présence d’un isolant acoustique en mousse sur ce plafond aurait ensuite contribué à la propagation rapide des flammes, expliquant l’embrasement généralisé rapporté par les secours.