accueil Faits diversUne mairie de banlieue parisienne prise pour cible par un commando nocturne

Une mairie de banlieue parisienne prise pour cible par un commando nocturne

par Sylvain Tronchet
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Dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars, la mairie de Fresnes, commune du Val-de-Marne, a été le théâtre d’une attaque d’une rare violence. Un groupe d’une vingtaine d’individus, vêtus de noir et le visage dissimulé, a pris d’assaut l’édifice public à l’aide de mortiers d’artifice.

Les assaillants ont fait irruption dans le hall de l’hôtel de ville, s’en prenant violemment au mobilier et à du matériel informatique, piétiné sur place. Certains ont tenté de fracturer une porte vitrée sans y parvenir. L’assaut, rapide et coordonné, a été perpétré peu avant 22 heures, plongeant ce quartier habituellement paisible dans la stupeur.

Les motivations de ce raid demeurent à ce jour inconnues des enquêteurs, qui ont procédé à des prélèvements sur les lieux. L’attaque survient à la veille de l’entrée en fonction du nouveau maire, Christophe Carlier (Les Républicains), qui a succédé à une équipe de gauche. L’élu a immédiatement appelé au calme et à l’unité, déclarant vouloir « rassembler et rassurer » la population.

L’événement a provoqué une vive réaction au plus haut niveau de l’État. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fermement condamné ces actes, affirmant dans un communiqué que « porter atteinte à une mairie, c’est porter atteinte à notre République ». Outre la mairie, les auteurs des faits ont également visé une agence bancaire et une auto-école voisines.

Les riverains, découverts le matin suivant face à l’étendue des dégâts, ont exprimé leur incompréhension et leur inquiétude. « On est choqués. Franchement, on ne comprend pas », confiait un habitant, tandis qu’un autre soulignait le caractère inattendu d’un tel événement dans cette « petite ville tranquille ». L’enquête se poursuit pour identifier et interpeller les responsables de cette attaque contre un symbole de la République.

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