Une opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela, ayant abouti à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, a provoqué un séisme diplomatique et suscité de vives réactions parmi les forces politiques françaises ce week-end.
L’offensive, ordonnée dans la nuit de vendredi à samedi, a été justifiée par Washington au nom de la lutte contre le narcotrafic, une accusation longtemps portée contre le gouvernement de Caracas. Pour ses détracteurs, cette action constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale et du droit international.
À gauche, les condamnations ont fusé sans ambiguïté. La France insoumise a exigé du gouvernement français une prise de position ferme, appelant à une condamnation claire de « l’agression », à un cessez-le-feu immédiat et à la saisine du Conseil de sécurité des Nations unies. Son coordinateur a dénoncé un acte qui « menace la paix dans toute la région ».
Les critiques ont trouvé un écho au-delà du parti de Jean-Luc Mélenchon. Le Parti socialiste a fustigé un « pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales », tandis que les Écologistes ont parlé d’un « nouvel effondrement du droit international » et dénoncé les « impérialismes ». Un consensus semble se dessiner pour estimer que le renversement par la force d’un gouvernement, quelles que soient les réserves à son encontre, ne saurait être une réponse acceptable.
La réaction à droite apparaît plus nuancée. Si le régime de Maduro est fermement critiqué, des voix s’élèvent également pour rappeler le principe de souveraineté. Le président du Rassemblement national a ainsi estimé que le droit international « ne peut être à géométrie variable », mettant en garde contre la dangereuse précèdent que constituerait un renversement extérieur par la force.
Cette intervention spectaculaire place désormais la communauté internationale, et notamment les capitales européennes, face à un dilemme complexe, entre dénonciation d’un coup de force et pressions de longue date contre un pouvoir accusé d’autoritarisme. Les heures à venir seront cruciales pour mesurer les répercussions de cet événement sur la scène internationale.