accueil Faits diversUne famille brisée par les flammes : le deuil impossible après l’incendie meurtrier de Crans-Montana

Une famille brisée par les flammes : le deuil impossible après l’incendie meurtrier de Crans-Montana

par Sylvain Tronchet
0 commentaires 1 vues

Leur monde s’est éteint avec le bar Le Constellation. Astrid et Jérôme Panine vivent désormais dans une réalité où le soleil refuse de se lever. Leur fille, Cyane, 24 ans, originaire de Sète, figure parmi les neuf victimes françaises de l’incendie qui a ravagé l’établissement de la station suisse de Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An.

Employée comme serveuse pour la saison hivernale, la jeune femme n’a pas survécu au sinistre. Selon les récits familiaux, elle aurait tenté de porter secours à des clients avant d’être piégée par une issue de secours défaillante. « Elle voulait aussi faire échapper des gens. Il y a cette porte qui ne s’ouvre pas », confie son père, la voix brisée par un chagrin insondable.

Pour ses proches, Cyane était « le rayon de soleil de tout le monde ». Une lumière brutalement éteinte qui laisse ses parents dans une obscurité permanente. « Qu’une petite parte comme ça, ça ne devrait pas exister. Maintenant notre vie ne sera plus jamais pareille », témoigne sa mère, Astrid, pour qui chaque célébration future sera à jamais marquée par cette tragédie.

Au-delà de la douleur personnelle, une colère sourde monte face aux circonstances du drame. Le père de la victime exprime une profonde amertume, pointant un cruel décalage entre les apparences et la réalité des lieux. « On est en Suisse, dans une station huppée, on ne s’attend pas à ce genre d’accident. J’étais en confiance totale, en me disant que les normes étaient respectées. Mais non », déplore-t-il, évoquant un sentiment de trahison.

Parmi les neuf compatriotes décédés, plusieurs étaient mineurs, ajoutant à l’horreur collective de cet événement qui a choqué les deux côtés de la frontière. L’attente angoissante des familles, avant l’identification des corps quatre jours après les faits, a cédé la place à un deuil désormais installé, lourd de questions sans réponses sur les responsabilités et les défaillances qui ont conduit à cette nuit fatale.

Vous aimerez peut-être aussi