Une femme, employée comme agente de sécurité au sein du célèbre parc d’attractions depuis 2018, a engagé une action en justice contre Disneyland Paris. Elle conteste son licenciement survenu en septembre dernier, estimant que les motifs officiels avancés par la direction masquent la véritable raison : sa carrière parallèle d’actrice dans l’industrie pour adultes.
L’entreprise avait justifié son renvoi par des manquements professionnels, incluant l’usage du téléphone portable pendant le service, un abandon de poste et des actes d’insubordination. La salariée, elle, rejette ces accusations. Elle affirme avoir toujours strictement séparé ses deux activités professionnelles, prenant soin de ne jamais évoquer son emploi chez Disney sur les plateformes liées à son travail dans le X. « Mon poste au parc a toujours été ma priorité », insiste-t-elle.
Selon ses déclarations, une période de difficultés a commencé au travail peu après le démarrage de sa carrière dans le cinéma pour adultes en avril 2021. Elle dénonce avoir subi un harcèlement persistant pendant quatre ans, ainsi que des discriminations liées à un handicap invisible, une scoliose aggravée par de l’arthrose en conditions froides ou statiques. Bien que des investigations internes aient été menées, la direction du parc aurait conclu à l’absence de preuves tangibles.
Malgré ces tensions, la salariée a poursuivi ses fonctions et a même formulé à plusieurs reprises des demandes d’évolution de carrière, restées sans suite. La situation a atteint un point critique en septembre dernier lorsqu’elle a, par l’intermédiaire de son conseil juridique, informé un vice-président de la branche sûreté de son intention de saisir la justice pour demander réparation, invoquant une stagnation professionnelle injustifiée. Une semaine après cette mise en demeure, elle a été convoquée et notifiée de sa mise à pied, suivie de son licenciement.
Son avocate défend une thèse de représailles. « Nous sommes en présence d’un cas flagrant de harcèlement sexuel, lié à des éléments de vie privée, couplé à un harcèlement moral discriminatoire fondé sur sa situation de handicap. Le licenciement intervient clairement en réaction à ses signalements répétés de ces agissements », argue-t-elle. Interrogé sur cette affaire, Disneyland Paris s’est refusé à tout commentaire, invoquant le respect des procédures légales en cours. L’affaire est désormais entre les mains de la justice prud’homale.