accueil PolitiqueUne candidate jette l’éponge à Dijon face à un paysage politique fragmenté

Une candidate jette l’éponge à Dijon face à un paysage politique fragmenté

par Fabien Jannic-Cherbonnel
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L’ancienne ministre Fadila Khattabi a annoncé qu’elle renonçait à briguer la mairie de Dijon lors des prochaines élections municipales. Cette décision intervient dans un contexte où les projections électorales lui étaient défavorables.

Dans un communiqué, l’élue, précédemment soutenue par la majorité présidentielle, a justifié son retrait par les recompositions en cours sur l’échiquier politique local. Elle a pointé du doigt le ralliement de certaines forces à une liste bénéficiant du soutien du parti Reconquête, un mouvement qu’elle associe à l’extrême droite, qualifiant cette dynamique de « banalisation gravissime » d’idéologies qu’elle réprouve.

La candidate visée par ces critiques est celle menée par Emmanuel Bichot, investi par Les Républicains. Ce dernier a pour sa part nuancé la portée de ce soutien externe, le décrivant comme une initiative unilatérale et sans engagement réciproque. Sa coalition inclut également des formations du centre.

Les dernières estimations donnaient la maire sortante, Nathalie Koenders, largement en tête des intentions de vote pour le scrutin de 2026. La liste de l’ancienne ministre apparaissait, quant à elle, distancée. Une triangulaire au second tour, selon ces mêmes projections, serait favorable à la sortante face à ses principaux concurrents.

Ce retrait illustre les défis auxquels sont confrontés les candidats de la majorité présidentielle dans certaines villes, ainsi que les réalignements complexes qui redessinent les campagnes électorales locales bien avant le jour du vote.

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