À Lyon, la campagne municipale prend un tour résolument futuriste. Le candidat de la droite et du centre, Jean-Michel Aulas, en tête des intentions de vote, propose une transformation radicale pour le zoo historique du parc de la Tête d’Or. Son idée ? Remplacer progressivement les animaux sauvages par des représentations holographiques et des expériences de réalité virtuelle.
Cette proposition audacieuse, dévoilée récemment, s’inscrit dans le cadre d’un accord avec le Parti animaliste, dont le soutien est désormais acquis à la candidature d’Aulas. L’objectif affiché est double : mettre fin à la captivité d’espèces sauvages tout en préservant la mission éducative du lieu.
Le parc de la Tête d’Or, joyau vert de la ville, héberge des animaux depuis le XIXe siècle. L’avenir de ses pensionnaires est devenu un sujet de débat politique. Le projet d’Aulas n’envisage pas une fermeture brutale, mais une transition échelonnée. Certaines espèces pourraient être relocalisées, sur la base d’avis scientifiques, avec pour priorité déclarée le bien-être animal.
Pour maintenir le lien avec le vivant, le candidat promet parallèlement la création d’une ferme pédagogique conçue comme un refuge pour les animaux d’élevage. Une autre mesure négociée avec le Parti animaliste prévoit l’installation d’un chenil social destiné à accompagner les personnes sans domicile fixe et leurs compagnons à quatre pattes.
Face à cette vision, le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, défend une approche différente. Il s’est engagé, avec d’autres candidats de gauche, à stopper les reproductions et nouvelles acquisitions au zoo, souhaitant plutôt en faire un sanctuaire pour animaux en danger.
Le Parti animaliste justifie son ralliement à Jean-Michel Aulas par sa position de favori et sa capacité, selon eux, à rassembler au-delà des clivages. Les négociations ont abouti à un programme jugé ambitieux pour la cause animale, dont la proposition phare d’un zoo réinventé par la technologie pourrait bien redéfinir le concept même de parc zoologique pour les décennies à venir.