Un dispositif incendiaire a été découvert et neutralisé dans la nuit de vendredi à samedi devant le siège parisien de la Bank of America, situé dans le 8e arrondissement. Les forces de l’ordre, en état d’alerte, sont intervenues pour interpeller un individu alors qu’il tentait de mettre le feu à l’engin.
L’enquête, confiée au Parquet national antiterroriste, révèle que l’appareil, composé d’un bidon d’hydrocarbures et d’une charge de poudre, a été déposé rue de la Boétie aux alentours de trois heures trente du matin. Alors que deux individus étaient présents sur les lieux, l’un faisant le guet, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) ont pu arrêter l’un des suspects sur le fait. Son complice a réussi à prendre la fuite.
L’homme interpellé est un adolescent de 17 ans, domicilié à Montreuil et connu des services de police pour des infractions liées aux stupéfiants. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait indiqué aux enquêteurs avoir été recruté pour cette action via l’application Snapchat, contre la somme de 600 euros.
Cette intervention policière fait suite à une alerte spécifique transmise par un service de renseignement étranger, qui avait signalé un risque d’action terroriste visant cette institution financière américaine, sans en préciser la date. Les autorités françaises surveillaient donc discrètement les abords de l’établissement depuis plusieurs jours.
Dans le contexte géopolitique actuel, les premiers indices orientent les investigations vers une possible implication de services iraniens, recourant à des intermédiaires locaux issus de la délinquance pour cibler des intérêts israéliens et américains sur le sol français, comme l’ont régulièrement évoqué les analyses de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). La brigade criminelle, avec le concours de la DGSI, est désormais mobilisée pour remonter la piste des commanditaires de cette tentative d’attentat.