accueil PolitiqueUn maire contraint à la démission par le vandalisme après une élection triomphale

Un maire contraint à la démission par le vandalisme après une élection triomphale

par Fabien Jannic-Cherbonnel
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À Moncontour, une commune des Côtes-d’Armor, le mandat d’un nouveau premier magistrat a pris fin brutalement, à peine quinze jours après son installation. Élu dès le premier tour avec une large majorité, Olivier Pellan a présenté sa démission au préfet, invoquant des actes d’intimidation répétés visant son domicile et sa famille.

Les faits remontent à la nuit suivant son conseil d’installation. Des inscriptions, dont le chiffre « 30 000 » et la mention « Maire OGEC », ont été taguées sur sa propriété. Cette référence semble liée à une subvention municipale accordée à un établissement scolaire privé, une décision ayant suscité des tensions locales. Peu après, son véhicule stationné devant la mairie a été dégradé.

Face à cette escalade, l’élu, également sapeur-pompier volontaire, a déposé plainte à deux reprises. Il a finalement choisi de se retirer, expliquant que l’exercice de sa fonction ne pouvait justifier de mettre en péril la sécurité de son foyer. « Travailler dans de telles conditions est impossible. Ma priorité est la protection des miens », a-t-il déclaré.

L’Association des Maires du département a exprimé son profond désarroi, condamnant fermement ces agissements « inadmissibles » envers un représentant de la République. Son secrétaire général a souligné le caractère inédit d’une démission survenant si rapidement après une élection, y voyant un signal alarmant pour la démocratie locale.

La municipalité a appelé à un rassemblement citoyen en soutien aux institutions démocratiques, auquel l’ancien maire devrait participer. L’enquête judiciaire se poursuit pour identifier les auteurs de ces dégradations. Ce cas met en lumière les pressions et les risques personnels auxquels peuvent être confrontés les élus, notamment dans les petites communes.

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