accueil SociétéUn locataire de l’Oise suffoque dans un appartement surchauffé à près de 30°C

Un locataire de l’Oise suffoque dans un appartement surchauffé à près de 30°C

par Lionel Feuerstein
0 commentaires 1 vues

Alors qu’une vague de froid s’abat sur le pays, un habitant de Compiègne lutte contre une chaleur étouffante au sein de son propre logement. Les thermomètres affichent des températures oscillant entre 25 et 30 degrés Celsius, une situation paradoxale qui dure depuis plusieurs semaines.

Le locataire, un quinquagénaire résidant dans un immeuble géré par un bailleur social, décrit un quotidien devenu invivable. « Je vis en short et en tongs, même avec les fenêtres grandes ouvertes sur l’hiver », confie-t-il, évoquant des nuits perturbées par des maux de tête récurrents, une gorge constamment sèche et une irritation oculaire.

La cause de cette fournaise inhabituelle a été identifiée : un dysfonctionnement du système de chauffage collectif de la résidence. Il s’agit d’un chauffage au sol, dont la régulation est défaillante. Initialement, des travaux de rénovation thermique de l’immeuble avaient été suspectés, mais l’enquête a révélé une origine technique plus précise.

L’organisme gestionnaire du logement a expliqué que l’installation, conçue avec des sous-stations alimentant plusieurs bâtiments, ne disposait pas de vannes d’équilibrage. Cet équipement manquant empêche tout réglage individualisé de la température pour chaque immeuble, conduisant à cette surchauffe incontrôlable.

Pour tenter de respirer, l’occupant est contraint à des acrobaties. Ouvrir les fenêtres est une solution temporaire, mais elle l’expose aux poussières et aux résidus de laine de verre provenant des chantiers voisins. Il se retrouve donc à devoir aussi fermer ses volets, vivant dans la pénombre pour échapper à la chaleur et aux nuisances.

Face à l’urgence, le bailleur affirme avoir engagé des démarches correctives. Après une première intervention infructueuse d’un prestataire technique, la solution retenue est l’installation de ces fameuses vannes d’équilibrage. Cet ajout devrait permettre, à terme, d’adapter finement la distribution de chaleur et de rendre aux résidents un climat intérieur supportable.

En attendant la résolution technique, cet habitant et ses voisins subissent les effets contradictoires d’un hiver rigoureux à l’extérieur et d’un été forcé à l’intérieur, illustrant les défaillances parfois absurdes des installations collectives.

Vous aimerez peut-être aussi