accueil PolitiqueUn élu d’extrême droite accusé d’intimidation envers des lycéens mobilisés

Un élu d’extrême droite accusé d’intimidation envers des lycéens mobilisés

par Fabien Jannic-Cherbonnel
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L’action du nouveau maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, envers des élèves souhaitant manifester suscite une vive polémique et des accusations de tentative d’intimidation.

L’affaire a éclaté sur les réseaux sociaux. Des lycéens de l’établissement Jules Fil avaient lancé un appel à se rassembler pour exprimer leur inquiétude face à la montée des idées d’extrême droite et défendre leurs valeurs. C’est dans le groupe de discussion utilisé pour organiser cette mobilisation que Christophe Barthès serait intervenu.

Un message, attribué au compte officiel de l’édile, a alors été posté. Celui-ci indiquait que les pseudonymes des membres du groupe avaient été relevés et que la police avait été prévenue, laissant planer la menace de poursuites en l’absence de déclaration officielle de la manifestation ou en cas de dégradations. Cette intervention a conduit les élèves à renoncer à leur projet de rassemblement.

Si le maire a initialement nié être à l’origine de ces propos, évoquant un faux compte, un de ses proches collaborateurs a finalement confirmé qu’il en était bien l’auteur, arguant d’une possible confusion due à la charge de travail, mais justifiant une réaction jugée nécessaire face à des menaces perçues.

Cette séquence, survenant peu après son installation, a provoqué une onde de choc. Les personnels éducatifs des lycées concernés ont exprimé leur profonde indignation dans un courrier adressé au maire. Ils y dénoncent une méthode « inacceptable » et une « logique d’intimidation » pesant sur des jeunes exerçant un droit fondamental à l’expression.

La classe politique n’est pas restée silencieuse. Plusieurs élus de la gauche ont vivement réagi, qualifiant cet épisode de révélateur du danger que représenterait l’extrême droite pour les libertés démocratiques, appelant notamment le ministère de l’Éducation nationale à se saisir de l’affaire.

Cet incident place le nouveau maire sous les projecteurs et relance le débat sur les méthodes et la relation des élus, notamment issus de la mouvance d’extrême droite, avec la jeunesse et le droit à la contestation.

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