À Saint-Denis, la campagne pour les municipales de 2026 prend une tournure inédite, traversée par des allégations liées au trafic de stupéfiants. Le maire sortant, Mathieu Hanotin, candidat à sa propre succession, a fait part publiquement de ses préoccupations concernant des consignes de vote qui circuleraient dans les quartiers.
Selon ses déclarations, des individus liés au narcotrafic, jusqu’aux guetteurs, inciteraient à soutenir la liste conduite par Bally Bagayoko, candidate du rassemblement La France insoumise et du Parti communiste. Cette mobilisation supposée serait, toujours selon l’élu socialiste, une réaction au programme de l’opposition, qui prévoit de revoir à la baisse les effectifs et les prérogatives de la police municipale.
L’édile a tenu à nuancer ses propos, affirmant ne pas soupçonner ses adversaires politiques d’entretenir des liens avec les trafiquants. Il dénonce plutôt, selon ses termes, une stratégie électorale qu’il juge irresponsable, car susceptible d’être exploitée par des réseaux illicites. La candidate visée n’avait pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.
Cette polémique intervient dans un contexte local marqué par un renforcement significatif des forces de police municipale sous le mandat actuel. Une politique dont les méthodes font l’objet de vives critiques de la part des formations d’opposition et d’un mouvement citoyen local, qui pointent du doigt plusieurs enquêtes pour violences impliquant ces agents.
Le scrutin de mars 2026 s’annonce donc particulièrement tendu dans cette ville de Seine-Saint-Denis, où la question de la sécurité et de la lutte contre le trafic de drogue s’impose comme un enjeu central de la bataille électorale.