L’image d’un plateau-repas jugé peu appétissant, partagée publiquement par un chef cuisinier renommé, a relancé le débat sur la qualité des cantines scolaires. Le chef, dont la petite-fille est scolarisée en maternelle dans le 18e arrondissement de Paris, a estimé que le repas photographié témoignait d’un grave déficit en matière d’éducation au goût et de santé publique.
La photographie montrait un repas froid composé d’une demi-portion de steak végétal, de quelques morceaux de pomme, d’un petit morceau de fromage et d’une salade. « Lorsque la présentation même n’invite pas à manger, c’est un problème fondamental qui est posé », a déclaré le chef, soulignant l’importance de susciter l’envie chez les jeunes enfants.
En réaction, les services municipaux de l’arrondissement concerné ont rapidement apporté des précisions. Un élu en charge de la restauration scolaire a reconnu que l’assiette photographiée pouvait effectivement paraître peu engageante, mais a insisté sur le fait qu’elle ne reflétait pas l’intégralité du menu servi ce jour-là. Selon lui, des accompagnements, tels que des lentilles et des carottes, manquaient sur le cliché.
La mairie a rappelé que les menus étaient élaborés avec l’expertise d’une diététicienne et en concertation avec des représentants de parents d’élèves, plusieurs mois à l’avance. Le service est externalisé à un prestataire qui livre des repas froids, ensuite réchauffés sur place dans l’école, avec des grammages réglementés.
Au-delà de l’incident, le chef a pointé une problématique structurelle selon lui : le budget alloué par portion. Il a rappelé qu’un coût trop bas des matières premières, qu’il a estimé historiquement autour d’1,20 euro par enfant, constituait selon lui un frein majeur à l’achat de produits de qualité.
Pour répondre aux interrogations soulevées, la mairie a annoncé l’organisation d’une réunion avec les familles. Cette rencontre visera à expliquer le fonctionnement du service de restauration et à ouvrir un dialogue direct sur le contenu des assiettes.