Un homme de quarante ans, employé dans un centre de loisirs municipal de Nice, a été déféré ce mercredi après-midi devant un juge d’instruction. Il est soupçonné d’avoir commis des viols et des agressions sexuelles sur plusieurs enfants âgés de seulement trois à six ans, confiés à sa garde.
Les faits, d’une gravité exceptionnelle, ont été révélés à la suite d’un signalement conjoint émanant d’un médecin et de l’Éducation nationale, déposé vendredi dernier. Une enquête judiciaire a immédiatement été ouverte. L’individu, interpellé et placé en garde à vue dès lundi, fait désormais l’objet d’une information judiciaire pour une série d’infractions particulièrement lourdes : viols sur mineurs de moins de quinze ans, agressions sexuelles sur mineur de plus de quinze ans par personne ayant autorité, et harcèlement sexuel.
Le centre de loisirs incriminé, rattaché à l’école maternelle Terra Amata, dans le quartier du port de Nice, accueille habituellement de très jeunes enfants en dehors des heures de classe. Dès la réception du premier signalement, les autorités municipales ont assuré avoir immédiatement écarté le suspect de tout contact avec les enfants, avant de le suspendre de ses fonctions. La ville de Nice a par ailleurs annoncé le lancement d’une enquête administrative interne et son intention de se constituer partie civile dans la procédure pénale en cours.
Face à l’onde de choc provoquée par ces révélations, une cellule de crise psychologique a été activée. Destinée aux familles et aux jeunes victimes, cette structure d’écoute et de soutien est coordonnée avec les services spécialisés de l’hôpital pédiatrique Lenval, afin d’apporter une assistance immédiate et adaptée.
Les investigations se poursuivent sous l’égide du parquet de Nice, qui a requis la mise en détention provisoire du suspect, considérant la gravité des faits qui lui sont reprochés et la nécessité de protéger l’enquête.