accueil SociétéTransparence exigée : l’enquête française sur Epstein réclamée au grand jour

Transparence exigée : l’enquête française sur Epstein réclamée au grand jour

par Lionel Feuerstein
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La pression monte pour que la lumière soit faite sur les agissements du financier Jeffrey Epstein en territoire français. Une association de défense des victimes réclame avec insistance la publication intégrale de l’enquête menée en 2019 et la réouverture des investigations, arguant d’un impératif de justice et de transparence.

Homayra Sellier, présidente d’Innocence en Danger, a lancé un appel ferme lundi dernier. Elle estime que si des personnalités françaises ont été impliquées, de près ou de loin, dans le réseau du milliardaire américain, décédé en prison en 2019 alors qu’il était accusé de pédocriminalité, elles doivent répondre de leurs actes devant les tribunaux.

Les premières investigations hexagonales, ouvertes à l’été 2019, s’étaient principalement concentrées sur Jean-Luc Brunel, ancien agent de mannequins et proche de Jeffrey Epstein, lui-même mis en cause pour viols par plusieurs ex-top models. L’association affirme avoir transmis à la police des témoignages de victimes françaises suite à un appel lancé à l’automne 2019. Cependant, la mort par pendaison de Jean-Luc Brunel dans sa cellule parisienne en février 2022 a conduit à un classement de la procédure.

Pour la militante, cette issue ne doit pas signifier la fin des recherches. Elle souligne que la France, où Epstein possédait un appartement avenue Foch à Paris, constitue un terrain d’enquête crucial en dehors des États-Unis. « Il est essentiel d’examiner qui l’accompagnait lors de ses voyages, si des mineurs étaient présents, et qui a facilité l’obtention de ses visas », a-t-elle déclaré. Selon elle, les autorités disposent des moyens, comme les logs des vols et les numéros de passeport, pour mener ces vérifications et démontrer l’efficacité de la justice.

Au-delà de la relance de l’enquête, Innocence en Danger exige que le contenu de l’instruction de 2019, qui a duré quatre ans et aurait recueilli des éléments visuels, soit rendu public. « Les citoyens ont le droit de connaître la vérité », insiste Homayra Sellier, estimant que cette publication est une étape nécessaire pour comprendre l’étendue des faits et rétablir la confiance.

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