accueil Faits diversTragédie en Suisse : l’incendie de Crans-Montana laisse des familles dans l’attente et le deuil

Tragédie en Suisse : l’incendie de Crans-Montana laisse des familles dans l’attente et le deuil

par Sylvain Tronchet
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Deux jours après les flammes qui ont ravagé un établissement à Crans-Montana, en Suisse, le bilan reste lourd et l’angoisse palpable. Neuf ressortissants français sont toujours recherchés, selon les dernières informations du Quai d’Orsaie, tandis que seize autres ont été blessés dans cette catastrophe survenue en pleine période de fêtes.

Parmi les victimes identifiées figurent quatre jeunes Suisses, deux filles et deux garçons âgés de 16 à 21 ans, dont les corps ont été rendus à leurs proches. Une habitante de la station, la voix nouée par l’émotion, confie que cette perte « touche l’âme même de la communauté ». Un autre résident exprime simplement le choc collectif : « Ce sont des jeunes, c’est terrible. Nous sommes là pour penser à eux et à toutes leurs familles. »

Du côté français, les récits individuels émergent peu à peu. Gaétan, un jeune homme originaire du Var, employé du bar, a subi de graves brûlures au visage, aux bras et aux mains. Pauline Peressini est également parmi les blessés, son père s’étant rendu à son chevet. Trois autres victimes, scolarisées dans les Yvelines, dont deux dans un établissement privé de Versailles, ont plongé leur entourage dans la stupeur. Un camarade de classe, âgé de 17 ans comme eux, avoue avoir été « choqué et attristé », annonçant que des messes seraient organisées en leur mémoire.

Une logistique complexe et urgente s’est mise en place pour rapatrier les blessés. Vendredi, huit jeunes ont été transférés vers la France, certains étant directement admis dans l’unité des grands brûlés du CHU de Lyon. Ces opérations, orchestrées depuis la cellule de crise du ministère de la Santé, font face à un défi majeur : la capacité d’accueil limitée des services spécialisés. « Les centres de grands brûlés disposent généralement de six à vingt lits, souvent déjà occupés », souligne un responsable sanitaire, illustrant la précision requise pour chaque évacuation.

Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes du sinistre, la station alpine de Crans-Montana, habituellement vibrante, est plongée dans le recueillement. L’attente insoutenable des familles des disparus contraste avec le silence pesant qui a remplacé les festivités du Nouvel An.

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