L’émotion reste vive à Crans-Montana, quatre jours après le drame qui a coûté la vie à neuf ressortissants français. Alors que l’identification de toutes les victimes est désormais achevée, la station alpine est plongée dans un deuil collectif.
Les hommages se multiplient dans cette commune des Alpes valaisannes. Dimanche soir, l’affluence était telle que l’église locale n’a pu contenir l’ensemble des personnes venues rendre un dernier hommage aux disparus. Parmi la foule, de nombreux camarades de classe et amis ont exprimé leur soutien aux familles éprouvées. « Nous sommes là pour montrer notre solidarité et tenter d’apporter un peu de réconfort dans cette épreuve inimaginable », confiait un jeune homme présent sur place.
Parmi les victimes figurent des jeunes dont la vie a été brutalement interrompue. Une saisonnière de 24 ans originaire du sud de la France, un DJ de 23 ans qui animait la soirée, une jeune femme venue fêter le Nouvel An avec sa meilleure amie, cette dernière étant toujours hospitalisée dans un état grave. Trois lycéens de la région parisienne comptent également parmi les blessés.
Ce lundi matin, sous un ciel hivernal, le rapatriement des corps des victimes italiennes s’est déroulé dans le silence recueilli de l’aéroport de Sion. À Crans-Montana même, habitants et vacanciers continuent de se recueillir, déposant des bougies et tentant de trouver des mots face à l’indicible. « Une soirée de fête qui se transforme en cauchemar, c’est une tragédie qui dépasse l’entendement », murmurait un homme visiblement bouleversé.
Sur les pistes enneigées, une solidarité silencieuse unit désormais la communauté de la station. Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de l’incendie, c’est l’image d’une station unie dans le chagrin qui persiste, là où les mots semblent désormais impuissants à exprimer l’ampleur de la perte.