Le scrutin municipal de dimanche dernier a placé Toulon dans une situation politique tendue, à la veille d’un second tour qui s’annonce serré. Arrivée largement en tête au premier tour, la candidate du Rassemblement national, Laure Lavalette, caracole avec un score avoisinant les 40% des suffrages exprimés. Ce résultat la place en position de force pour tenter de reconquérir la mairie de la préfecture varoise.
Face à elle, la maire sortante, Josée Massi, se maintient avec un peu plus de 30% des voix. La grande inconnue réside désormais dans le report des électeurs du candidat Les Républicains, Michel Bonnus, qui a recueilli environ 17% des suffrages. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé son retrait de la course et appelé à faire barrage à l’extrême droite, scellant ainsi une alliance républicaine classique pour le duel final.
À gauche, la dispersion des forces a été fatale. Les listes socialiste et insoumise, créditées respectivement d’environ 8% et 5%, ne parviennent pas à se qualifier, laissant leurs électeurs dans l’expectative quant à la consigne de vote pour le prochain tour.
L’enjeu du second tour dépasse ainsi la simple alternance municipale. Il cristallise un test national sur la capacité du “front républicain” à contenir l’ascension du Rassemblement national dans un fief historique. Les prochains jours seront marqués par une intense campagne où chaque voix comptera pour déterminer si Toulon optera pour un changement de majorité radical ou renouvellera sa confiance à la sortante.