La campagne municipale parisienne a connu un rebondissement médiatique à quelques jours du second tour. Initialement annoncé comme un face-à-face entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, un débat télévisé a finalement intégré la troisième candidate qualifiée, Sophia Chikirou, suite à une controverse publique.
L’annonce initiale de l’organisation d’un débat exclusif entre les deux candidats avait provoqué une réaction immédiate. Des voix se sont élevées pour dénoncer l’exclusion de la candidate de La France Insoumise, qualifiée pour le second tour. Une plainte a même été évoquée auprès de l’autorité de régulation de l’audiovisuel.
La candidate concernée avait pointé du doigt la responsabilité de son concurrent socialiste dans cette exclusion présumée. De son côté, l’équipe d’Emmanuel Grégoire a fermement démenti avoir formulé une telle demande, soulignant l’attachement du candidat à un débat démocratique rassemblant l’ensemble des forces en présence.
Le revirement est intervenu en début d’après-midi. Sophia Chikirou a confirmé sa participation, indiquant que l’invitation de la chaîne d’information en continu était arrivée peu de temps après la publication d’un message public appelant à un débat inclusif. La chaîne a officialisé peu après la tenue d’une confrontation à trois.
Cet échange, prévu en prime time, marquera le premier débat réunissant l’ensemble des têtes de liste parisiennes. Jusqu’à présent, l’une des candidates avait systématiquement décliné ce type d’exercice. La rencontre sera donc particulièrement attendue par les électeurs, à un moment crucial de la campagne.
L’épisode illustre les tensions et les jeux d’influence qui caractérisent la fin de campagne dans la capitale, où chaque prise de parole et chaque présence médiatique sont scrutées. Le débat promet d’être animé, les trois candidats ayant désormais l’opportunité de défendre leurs projets devant les Parisiens.