Les autorités judiciaires ont procédé à des saisies d’un montant record l’an dernier dans le cadre de procédures pénales. Les chiffres, révélés ce mercredi, font état d’une somme globale de 1,44 milliard d’euros immobilisée, marquant une progression notable par rapport à l’année précédente.
Cette augmentation contraste cependant avec l’évolution des confiscations définitives, c’est-à-dire des biens irrévocablement transférés à l’État après une condamnation. Ce poste affiche en effet un recul, s’établissant à 212 millions d’euros pour l’année écoulée.
Sur les sommes définitivement acquises par la collectivité, une large part, 145 millions, a été reversée au budget de l’État. Le reste a été alloué à divers fonds publics, notamment pour soutenir la politique de lutte contre les addictions et, de manière significative, pour indemniser les victimes, un poste ayant connu une forte augmentation.
Par ailleurs, plusieurs milliers de biens matériels saisis ont été mis à la disposition des forces de l’ordre et de la justice. L’agence en charge de la gestion de ces avoirs indique également avoir attribué plusieurs immeubles à des associations d’utilité publique et gère encore un important portefeuille immobilier issu de ces procédures.