Les autorités judiciaires ont mis la main sur près d’un milliard et demi d’euros aux délinquants l’an dernier, selon les derniers chiffres officiels. Cette somme, saisie dans le cadre d’enquêtes pénales, marque une augmentation significative par rapport à l’année précédente.
Cependant, ce dynamisme des saisies provisoires contraste avec le recul observé pour les confiscations définitives. Ces dernières, qui impliquent un transfert irréversible des biens à l’État après une condamnation, ont en effet diminué, s’établissant à un niveau inférieur à celui de 2024.
Sur les avoirs définitivement confisqués, une large part a été réinjectée dans les finances publiques. Une enveloppe conséquente a également été allouée à des organismes de lutte contre les trafics de stupéfiants et les addictions. Parallèlement, les indemnisations accordées aux victimes ont connu une progression remarquable, plus que doublant sur un an.
Le dispositif permet aussi de doter les forces de l’ordre et la justice en moyens matériels. Des milliers de biens, allant des véhicules aux équipements divers, ont ainsi été attribués à ces services. De même, certains immeubles saisis ont été cédés à des associations d’intérêt général, une pratique dont le volume a augmenté.
Le processus de réalisation des actifs se poursuit activement, avec un important parc immobilier encore en attente de vente. Ces opérations visent à priver durablement la délinquance de ses ressources et à réaffecter ces valeurs au profit de la collectivité.