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Renforcement des contrôles de sécurité dans les établissements parisiens après la tragédie de Crans-Montana

par Sylvain Tronchet
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La récente catastrophe survenue dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, ayant coûté la vie à quarante personnes et fait cent dix-neuf blessés, a provoqué un électrochoc au-delà des frontières. À Paris, les autorités ont immédiatement réagi en intensifiant les vérifications dans les lieux de nuit ouverts au public. Une opération de contrôle illustrant cette vigilance accrue s’est déroulée cette semaine dans un club de jazz historique du cinquième arrondissement.

L’établissement, niché dans un bâtiment ancien, peut accueillir jusqu’à deux cents personnes, sa piste de danse principale étant située en sous-sol. Lors de l’inspection, les vérifications se sont portées sur les issues de secours, la largeur des escaliers et le bon fonctionnement du système d’alarme. « Nous vous demandons d’évacuer les lieux par les sorties les plus proches », a simulé un officier des sapeurs-pompiers de Paris, déclenchant une procédure test. La musique s’est coupée, les lumières se sont rallumées : le dispositif a fonctionné conformément aux attentes.

Le gérant des lieux, un professionnel chevronné, a confié son effroi face au drame suisse. « C’est une horreur », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Dans ce métier depuis des décennies, nous sommes extrêmement vigilants. Ici, pas de fumigènes, pas d’artifices de ce genre. » Il a précisé avoir été prévenu de la visite de contrôle la veille.

Ces inspections, qui interviennent généralement tous les trois à cinq ans, examinent aussi la tenue du registre de sécurité et l’actualité des documents techniques. Lors de cette visite, quelques manquements administratifs ont été relevés, mais l’avis global est resté favorable, assorti de prescriptions pour parfaire certains points.

Les services de la préfecture de police indiquent que la consigne est désormais de revoir en priorité les quelques établissements parisiens – sept discothèques – faisant l’objet d’un avis défavorable. « Si le risque est majeur, nous pouvons ordonner la fermeture immédiate », a expliqué un responsable. « L’absence d’éclairage de sécurité, par exemple, empêcherait l’ouverture le soir même. »

À Paris, environ mille sept cents contrôles sont effectués chaque année sur les quarante mille établissements recevant du public, conduisant à une dizaine de fermetures annuelles. La tragédie de Crans-Montana rappelle cruellement que cette vigilance permanente est une question de vie ou de mort.

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