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Relaxe dans l’affaire d’une soirée aux déguisements racistes : l’onde de choc

par Anaïs Hanquet
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Le tribunal judiciaire de Troyes a rendu, ce vendredi, une décision qui suscite une vive polémique. Neuf individus, poursuivis pour des faits survenus lors d’une soirée costumée en octobre 2025, ont tous été relaxés des accusations de provocation à la haine raciale.

Lors de cette fête organisée sur le thème des « super-héros et super-vilains » dans un aéroclub de l’Aube, six participants s’étaient présentés vêtus de la tenue cagoulée emblématique du Ku Klux Klan. Trois autres avaient peint leur visage en noir. Des photographies, diffusées par la suite, les montrent mettant en scène des simulacres de violences racistes autour d’un feu.

Malgré des réquisitions du parquet demandant des amendes significatives, la juridiction a prononcé une relaxe générale. Les prévenus, âgés de 21 à 56 ans, avaient plaidé l’ignorance et présenté ces agissements comme un simple « jeu entre amis », une ligne de défense retenue par le tribunal.

Cette décision judiciaire a provoqué une réaction immédiate et ferme de la part de l’association SOS Racisme, qui s’était constituée partie civile. L’organisation dénonce un verdict « inquiétant » qui, selon elle, banalise des actes portant atteinte à la dignité humaine et participe à une normalisation dangereuse du racisme. Elle a annoncé son intention de demander au parquet de faire appel du jugement.

L’affaire avait initialement éclaté après un signalement de la Fédération française de parachutisme, qui avait condamné ces agissements. Elle avait également impliqué deux sapeurs-pompiers militaires de Paris, suspendus de leurs fonctions à titre conservatoire à la suite d’une enquête interne. Le ministre de l’Intérieur de l’époque s’était dit indigné par les faits.

Le parquet dispose désormais d’un délai de dix jours pour se prononcer sur un éventuel appel, une attente qui laisse planer un doute sur la réponse pénale à apporter à des mises en scène publiques à caractère racialement haineux.

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