accueil Faits diversRefus d’obtempérer : un fléau en hausse qui expose policiers et citoyens

Refus d’obtempérer : un fléau en hausse qui expose policiers et citoyens

par Sylvain Tronchet
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Trois fonctionnaires de police ont été gravement blessés à Nantes dans la nuit de dimanche à lundi, suite à un refus d’obtempérer. Un incident similaire s’est produit en Seine-et-Marne la même nuit, relançant le débat sur la lutte contre ce délit routier. Le ministre de l’Intérieur a immédiatement réagi, exigeant une réponse ferme face à ces actes.

Ces scènes de poursuites urbaines, qui se répètent en moyenne toutes les dix-neuf minutes sur le territoire national, sont devenues monnaie courante. Après une période de recul, les chiffres ont explosé l’an dernier, avec plus de 28 000 cas recensés, marquant une hausse de 11%. La typologie des auteurs s’est également complexifiée.

« Nous intervenons désormais fréquemment sur des mineurs, des automobilistes au permis entamé, des délinquants récidivistes, mais aussi des chauffeurs non professionnels munis de faux documents », explique un représentant syndical des forces de l’ordre.

Ces fuites dangereuses mettent directement en péril la vie d’autrui dans 20% des situations. Les agents, régulièrement en première ligne, paient un lourd tribut. Neuf d’entre eux ont été blessés lors de ces interventions au cours des deux derniers jours. Cette recrudescence intervient alors que le gouvernement examine de nouvelles dispositions pour renforcer leur protection, notamment en matière de cadre légal d’utilisation de leur arme.

Actuellement, le refus de se soumettre à un ordre d’arrêt est puni par la loi de deux ans d’emprisonnement, d’une amende pouvant atteindre 15 000 euros et d’une annulation du permis de conduire. La fréquence et la violence de ces événements continuent d’alimenter les préoccupations au sein des services de police et de la population.

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