L’ancien secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’engage dans la campagne des élections municipales de 2026 à Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Il figurera sur la liste de rassemblement de la gauche menée par Frédéric Massot, affrontant ainsi le maire sortant de droite, Jacques-Alain Bénisti.
Âgé de 64 ans, l’ancien technicien de Renault a confirmé son entrée en politique locale, précisant qu’il occuperait une « position éligible » en cas de victoire de la coalition de gauche. Il a toutefois indiqué ne pas briguer de poste d’adjoint au maire, soulignant vouloir mettre son expérience au service des habitants.
« Mon rôle est d’apporter mon concours, tout simplement », a-t-il déclaré, citant en exemple son implication actuelle pour résoudre des problèmes concrets dans la commune, comme les dysfonctionnements d’un bailleur social dans la cité des Hautes-Noues ou les difficultés liées à la ligne E du RER.
Sans carte d’adhérent dans un parti, Martinez affirme avoir souhaité s’inscrire dans « une union de la gauche la plus large possible ». Il espère notamment voir le Parti communiste français rejoindre la liste Massot. En revanche, il se garde de commenter une éventuelle fusion au second tour avec la liste menée par Adel Amara (LFI), laissant cette décision au chef de file.
La droite dirige Villiers-sur-Marne depuis 1995. Lors du dernier scrutin municipal en 2020, la division des forces de gauche avait permis la réélection de Jacques-Alain Bénisti face à Frédéric Massot et Adel Amara. L’arrivée de Philippe Martinez vise clairement à unifier l’opposition pour reconquérir la mairie.