L’ancien secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, fait son entrée sur le terrain électoral local. Il figurera sur la liste de la gauche unie, menée par le socialiste Frédéric Massot, lors des prochaines municipales à Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Cette candidature vise à contester la longévité de la majorité de droite, en place depuis près de trois décennies sous l’égide du maire sortant Jacques-Alain Bénisti.
Âgé de 64 ans, l’ancien dirigeant syndical a confirmé son engagement, tout en insistant sur le caractère pragmatique et désintéressé de sa démarche. « Il s’agit de prêter main-forte, d’apporter une modeste expérience au service des habitants », a-t-il déclaré, évoquant son implication actuelle dans des dossiers concrets comme les dysfonctionnements dans les logements sociaux ou les problèmes récurrents sur la ligne de RER E. Il a précisé qu’en cas de victoire, il siégerait au conseil municipal mais n’ambitionnait pas de poste d’adjoint.
Sans étiquette partisane, Martinez affirme avoir recherché « la plus large union possible » à gauche, tout en exprimant le souhait que le Parti communiste rejoigne finalement la coalition. La question d’une fusion potentielle au second tour avec la liste de La France Insoumise, conduite par Adel Amara, reste en suspens, une décision qu’il laisse à la discrétion du chef de file Frédéric Massot.
Ce retournement de situation intervient dans un contexte où la division des forces de gauche avait scellé le sort du scrutin précédent. En 2020, la dispersion des voix entre plusieurs listes avait permis la réélection du maire sortant avec moins de la majorité absolue, une leçon que les différents acteurs entendent visiblement ne pas répéter. Le duel qui s’annonce pourrait ainsi redessiner le paysage politique de cette commune de la banlieue parisienne.