Une figure majeure du syndicalisme français opère un virage vers l’arène politique locale. Philippe Martinez, qui a dirigé la Confédération Générale du Travail pendant huit ans, rejoint désormais une liste de gauche en vue des prochaines élections municipales dans la ville de Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne.
L’ancien leader syndical, âgé de 64 ans, occupera une place éligible sur la liste menée par le socialiste Frédéric Massot. Cette coalition a pour objectif de mettre fin à plusieurs décennies de gestion par la droite dans cette commune, actuellement administrée par le maire sortant LR Jacques-Alain Bénisti.
Interrogé sur sa démarche, Philippe Martinez insiste sur un rôle d’appui plutôt que sur une ambition personnelle de mandat. « Mon intention est de mettre mon expérience au service des habitants, notamment pour résoudre des problèmes concrets du quotidien », a-t-il déclaré, évoquant des dossiers comme les dysfonctionnements dans certains logements sociaux ou les difficultés liées aux transports.
Refusant toute étiquette partisane, l’ancien technicien de Renault affirme avoir choisi de s’engager dans « la plus large union possible de la gauche ». Il exprime néanmoins le souhait de voir le Parti Communiste Français rejoindre cette alliance électorale. La question d’une éventuelle fusion au second tour avec une autre liste de gauche, conduite par Adel Amara, reste en suspens et sera, selon lui, du ressort du chef de file Frédéric Massot.
Ce retournement de situation intervient dans un contexte où la division des forces de gauche avait profité au maire sortant lors du scrutin de 2020. La candidature de Philippe Martinez introduit ainsi un nouvel élément dans la bataille pour reconquérir la mairie, ajoutant le poids symbolique d’un visage national à une campagne locale.