accueil FranceParcoursup : le ministre de l’Enseignement supérieur tord le cou à l’idée d’une sélection automatisée

Parcoursup : le ministre de l’Enseignement supérieur tord le cou à l’idée d’une sélection automatisée

par Anaïs Hanquet
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Alors que la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur entre dans sa phase cruciale, une inquiétude persiste chez de nombreux futurs bacheliers : celle de voir leur avenir académique déterminé par une machine. Le gouvernement s’emploie à dissiper ce malentendu.

Pour près d’un million de jeunes, la période des choix décisifs a débuté. La crainte d’un rejet opaque, attribué à un processus algorithmique impersonnel, plane sur cette étape clé. Interrogé sur ces appréhensions, le ministre Philippe Baptiste a fermement rejeté cette vision. « Rien n’est moins vrai », a-t-il affirmé, insistant sur le caractère humain de la sélection.

Selon ses explications, la plateforme Parcoursup n’est qu’un outil de gestion. La décision d’admission revient intégralement aux établissements eux-mêmes. Universités, IUT et lycées forment des commissions pédagogiques qui examinent minutieusement chaque dossier, un par un. « C’est un travail colossal et personnalisé effectué par des enseignants », a souligné le ministre, reconnaissant la charge que cela représente pour les équipes éducatives.

Le site officiel de la procédure abonde dans ce sens. Il précise que les formations établissent leurs propres critères de sélection et classent les candidats. Parcoursup se contente ensuite de traiter ces classements pour proposer des affectations. L’algorithme souvent redouté n’a donc pas pour vocation de juger les mérites d’un candidat, mais d’optimiser la répartition des places disponibles.

Pour rassurer les familles, Philippe Baptiste a rappelé les chiffres de l’année précédente : la très grande majorité des lycéens ont obtenu une proposition à l’issue de la procédure principale. Seule une infime minorité de candidats, comptée sur les doigts de la main à l’échelle nationale, n’a pas trouvé de place après l’ensemble des phases de la plateforme.

Le message des autorités est clair : derrière l’interface numérique se cache un processus essentiellement humain. L’objectif affiché reste d’accompagner chaque projet d’études, tout en reconnaissant que la plateforme peut et doit évoluer pour mieux servir les étudiants.

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