Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a formellement sollicité le président de la République afin qu’il convoque une réunion des dirigeants politiques et des groupes parlementaires. La demande, adressée ce jeudi, vise à instaurer un dialogue sur les tensions majeures en cours au Proche et Moyen-Orient, tensions attribuées aux actions américaines et israéliennes contre l’Iran, et qui ont conduit la France à déployer des moyens militaires significatifs en Méditerranée.
Dans sa correspondance, Olivier Faure a invoqué le précédent historique de Michel Rocard durant la guerre du Golfe, où des réunions hebdomadaires à Matignon permettaient un partage d’informations et de réflexions stratégiques. Il estime que la gravité de la situation actuelle impose une telle démarche de concertation.
Cette initiative rejoint des requêtes similaires exprimées précédemment par d’autres figures politiques, notamment Jordan Bardella, président du Rassemblement national, et Marine Tondelier, cheffe des Écologistes. Tous réclament un éclairage complet sur la crise et ses implications pour la France.
Interrogé sur cette éventuelle réunion, l’entourage du chef de l’État a adopté une posture d’ouverture prudente. Sans qu’une date ne soit arrêtée, un conseiller a rappelé qu’Emmanuel Macron avait systématiquement associé les formations politiques à la gestion des crises internationales passées. La décision finale, a-t-il précisé, dépendra de l’évolution de la situation et de l’appréciation présidentielle quant à la nécessité d’une telle concertation.
Cette position semble faire écho aux déclarations antérieures de la porte-parole du gouvernement, qui soulignait la pratique constante du président de tenir informées l’ensemble des forces politiques, comme cela a été le cas concernant le conflit en Ukraine. L’Élysée garde donc la main sur le calendrier, tout en laissant entendre que la porte n’est pas fermée à un format de discussions élargi.