L’ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, Monique Olivier, doit être extraite de prison cette semaine. Son transfert vers le département de l’Orne a un objectif précis : tenter de retrouver les restes de Lydie Logé, disparue il y a plus de trente ans et considérée comme une victime de « l’Ogre des Ardennes ».
Ces nouvelles recherches, qui incluront des fouilles et une reconstitution sur le terrain prévues jeudi, font suite à des déclarations cruciales de la condamnée. Début 2025, Monique Olivier, purgeant une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans plusieurs meurtres, a reconnu avoir été témoin de l’agression et de la mort de la jeune femme en décembre 1993.
L’enquête sur la disparition de Lydie Logé, mère de famille rentrant chez elle à Saint-Christophe-le-Jajolet, avait connu un tournant décisif en 2018 avec la découverte de son ADN dans un véhicule appartenant à Michel Fourniret. Cependant, le principal suspect, mis en examen en 2020, est décédé sans avoir avoué ce crime spécifique, laissant de nombreuses zones d’ombre.
Lors d’une précédente sortie sous escorte, Monique Olivier avait guidé les enquêteurs vers plusieurs sites, évoquant notamment une formation rocheuse blanche et une faille accessible depuis un parking en terre. Ces indices n’avaient toutefois pas permis de localiser le corps. Depuis, des éléments supplémentaires, obtenus par la juge d’instruction en charge du dossier, ont permis de cibler de nouveaux lieux à investiguer.
C’est vers ces zones identifiées que la complice de Fourniret sera conduite dans les prochains jours. Les autorités judiciaires et les forces de l’ordre espèrent que sa présence sur le terrain permettra de lever les derniers obstacles et de mettre un terme à trois décennies d’attente et d’incertitude pour la famille de la victime.