Le premier tour des élections municipales à Marseille, ce dimanche, a été marqué par une atmosphère de contestation, plusieurs candidats dénonçant des dysfonctionnements dans l’organisation du vote et annonçant avoir saisi les autorités.
Les réclamations les plus véhémentes sont venues de l’entourage de Franck Allisio, candidat du Rassemblement national, en lice pour la mairie centrale. Son équipe de campagne a fait état de retards dans l’ouverture de certains bureaux et a contesté la régularité du vote d’un électeur dans le 3e arrondissement, affirmant qu’il n’aurait présenté qu’un titre de séjour. La mairie a fermement démenti ces allégations, assurant que les opérations se sont déroulées normalement.
Selon les services municipaux, les quelques retards constatés étaient dus à des incidents techniques mineurs, comme des problèmes d’électricité ou d’approvisionnement en matériel, et la grande majorité des bureaux concernés auraient ouvert avant 8h30. Concernant l’électeur mis en cause, l’administration a précisé qu’il était parfaitement inscrit sur les listes électorales suite à sa naturalisation et que sa pièce d’identité avait été validée par le président du bureau de vote.
Les critiques ne se limitent pas au camp du RN. Sébastien Delogu, candidat de La France insoumise, a dénoncé une inversion “inacceptable” des bulletins de vote entre les scrutins d’arrondissement et de mairie centrale. Selon lui, cette confusion aurait induit en erreur des électeurs, qui auraient mis dans la mauvaise urne le bulletin correspondant à leur choix. Il réclame que ces votes soient néanmoins pris en compte lors du dépouillement. Les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à cette réclamation.
Par ailleurs, Christine Juste, candidate de la liste Marseille écologie et par ailleurs adjointe au maire sortant Benoît Payan, a signalé l’absence complète de ses bulletins dans plusieurs bureaux à l’ouverture du scrutin, une situation qu’elle a portée à la connaissance de la préfecture.
Ces incidents multiples jettent une ombre sur le déroulement du scrutin marseillais et pourraient donner lieu à des recours, alors que les résultats sont attendus de près dans une élection qui s’annonçait serrée.