À Lyon, la bataille pour la mairie entre dans une phase décisive. Le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, et la candidate de La France Insoumise, Anaïs Belouassa Cherifi, ont officialisé leur alliance en vue du second tour des élections municipales. Cette coalition a pour objectif de faire barrage à leur adversaire commun, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas.
Issu en tête du premier tour avec un peu plus de 37% des voix, Doucet voit désormais son camp renforcé par le ralliement des Insoumis, dont la liste avait recueilli plus de 10% des suffrages. Cette fusion était attendue, la candidate de LFI ayant rapidement exprimé sa volonté de s’unir pour “maintenir Lyon à gauche”. Les discussions, parfois tendues sur la répartition des places, ont finalement abouti.
Face à cette union, Jean-Michel Aulas, arrivé à une très courte distance du maire sortant, a immédiatement dénoncé une “alliance de la honte”. L’ancien président de l’Olympique Lyonnais en a fait son principal argument pour les jours qui viennent, annonçant même refuser tout débat télévisé tant que cette coalition ne serait pas rompue. Il estime que cet accord trahit les intérêts des Lyonnais.
La campagne prend ainsi un tournant particulièrement polarisé. Alors que les sondages le donnaient longtemps favori, Aulas a vu son avance s’éroder en fin de course. Il se présente désormais comme le challenger, mettant en avant la dynamique de sa campagne partie de “zéro” il y a six mois, et affirme détenir des réserves de voix pour l’emporter.
Le scrutin du prochain week-end s’annonce donc extrêmement serré, transformant la capitale des Gaules en un champ de bataille politique où les stratégies d’alliance et les accusations frontales dominent le débat.