La publication du célèbre TomTom Traffic Index pour l’année 2025 vient de révéler un fait notable : la palme de la congestion urbaine en France n’appartient pas à sa capitale. C’est Lyon qui décroche ce titre peu enviable, avec un trafic si dense que les conducteurs ont subi un taux de congestion moyen de 47,2%. Parcourir dix kilomètres en ville a exigé en moyenne vingt-sept minutes.
Sur l’ensemble de l’année, un automobiliste circulant aux heures de pointe à Lyon a gaspillé l’équivalent de cinq journées complètes, soit 121 heures, bloqué dans les bouchons. Une situation qui s’est même aggravée par rapport à l’année précédente. Le point culminant de cette paralysie a été atteint un jeudi d’avril, où la congestion a explosé pour frôler les 150% en fin d’après-midi.
Le classement national place Bordeaux et Montpellier sur les deuxième et troisième marches du podium, reléguant Paris à la quatrième position. La Ville Lumière affiche tout de même un taux de congestion de 40% et 109 heures perdues dans les encombrements. La liste des dix villes les plus affectées se poursuit avec Marseille, Clermont-Ferrand, Rouen, Nancy, Strasbourg et Nantes.
À l’échelle européenne, le constat est sans appel : les métropoles françaises sont relativement épargnées. Lyon n’apparaît qu’au 55e rang d’un palmarès dominé par Dublin. Les automobilistes irlandais ont, en effet, enduré une congestion record de 73% et ont sacrifié en moyenne 191 heures à cette épreuve quotidienne.
Le panorama mondial offre une perspective encore plus saisissante. C’est Mexico qui caracole en tête, avec un trafic étouffant affichant un taux moyen de 76% et des pointes dépassant les 125%. Si l’on considère uniquement le temps perdu pour un trajet standard de dix kilomètres, c’est Lima, la capitale péruvienne, qui détient le record peu glorieux de 195 heures gaspillées sur l’année.