Les célèbres publications jeunesse Picsou Magazine et Le Journal de Mickey échappent finalement à la disparition. Après l’annonce, mi-mars, de la non-reconduction de la licence de l’éditeur français Unique Heritage Media, l’inquiétude était grande quant à l’avenir de ces titres iconiques. Disney a officialisé ce vendredi un accord avec le groupe italien Panini, qui prendra le relais de l’édition française d’une vingtaine de magazines à partir du 1er avril 2027.
Dans un communiqué, le géant du divertissement a affirmé son « engagement à assurer la continuité de ses magazines en France », promettant de préserver leur héritage tout en innovant pour les futures générations de lecteurs. Cette décision met fin à plusieurs jours d’incertitude pour les abonnés et les fans.
L’arrivée de Panini, mieux connu en France pour ses vignettes à collectionner, marque un tournant. L’entreprise possède déjà une solide expérience dans l’édition de comics, notamment pour les univers Marvel et Star Wars, et gère des revues dédiées à Pokémon ou Barbie. Ce profil a semblé naturel à Disney pour succéder à Unique Heritage Media, partenaire depuis 2019.
Cependant, ce changement ne se fait pas sans heurts. Le départ de Disney représente un coup dur pour l’éditeur français, qui pourrait se séparer de la moitié de ses effectifs, les titres Disney constituant jusqu’à 50% de son chiffre d’affaires. Son dirigeant avait d’ailleurs qualifié la décision initiale de Disney d’« arbitraire » et de « coup de tonnerre ».
Du côté des rédactions, l’annonce du repreneur soulève de nouvelles questions. La principale inquiétude porte sur la forme future des publications. Les équipes redoutent une transformation des magazines en produits standardisés, de simples recueils de bandes dessinées sans véritable ligne éditoriale, au format réduit et à bas prix. « Est-ce qu’ils vont continuer à faire de vrais magazines ? », s’interroge un journaliste concerné.
L’avenir de Donald Duck, Mickey Mouse et l’oncle Picsou entre les mains de Panini reste donc à écrire. Les lecteurs devront patienter encore près d’un an pour découvrir la nouvelle formule de ces héros de papier, dont la survie est désormais assurée, mais dont l’identité éditoriale fait l’objet de toutes les attentions.