Une analyse d’écriture vient apporter un élément crucial dans l’enquête sur la mort de Gilbert Gaudry, survenue en 1990. Les experts ont établi une concordance entre l’écriture figurant sur des chèques dérobés à la victime et celle de François Vérove, l’ancien gendarme et policier plus connu sous le surnom de « Grêlé ».
Le corps de Gilbert Gaudry, alors âgé de 43 ans, avait été découvert en Essonne, ligoté à un arbre et tué par balle. L’affaire, reprise par la cellule des cold cases de Nanterre, connaît un rebondissement significatif. Les investigations récentes ont permis de soumettre à une expertise graphologique ces chèques, retrouvés en circulation auprès de commerçants après le meurtre. Les conclusions sont formelles : elles pointent vers François Vérove.
Cette découverte s’ajoute à un autre indice technique de poids. Une contre-expertise balistique, menée récemment, a également conclu à une compatibilité entre l’arme ayant appartenu au suspect et le projectile fatal. L’ensemble de ces éléments techniques renforce considérablement l’hypothèse selon laquelle le « Grêlé » serait bien l’auteur de ce meurtre.
Décédé par suicide dans le Gard en 2021 alors que les enquêteurs se rapprochaient de lui, François Vérove était recherché pour une série d’agressions criminelles commises entre les années 1980 et 1990. Une lettre d’aveux, laissée derrière lui, dans laquelle il se présentait comme un « grand criminel », avait d’ailleurs servi de base comparative pour l’expertise d’écriture.
Les magistrats instructeurs du pôle de Nanterre poursuivent leur travail sur ce dossier historique. Leurs investigations s’étendent désormais à d’autres crimes non résolus, dont une affaire de viol, pour déterminer s’ils peuvent également être imputés à François Vérove.