accueil Faits diversL’écriture du « Grêlé » : une piste décisive pour un cold case vieux de 35 ans

L’écriture du « Grêlé » : une piste décisive pour un cold case vieux de 35 ans

par Sylvain Tronchet
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La liste des crimes potentiellement attribués au tueur en série François Vérove, tristement surnommé « Le Grêlé », pourrait s’allonger. Les enquêteurs spécialisés dans les affaires non élucidées le considèrent désormais comme le suspect principal dans le meurtre non résolu de Gilbert Gaudry, survenu en 1990.

L’homme, alors âgé de 43 ans, avait été retrouvé assassiné dans le bois de Saint-Aubin, dans l’Essonne. L’enquête, longtemps dans l’impasse, connaît un rebondissement majeur grâce à une expertise graphologique. Après le crime, l’assassin avait dérobé le chéquier de sa victime. L’analyse des signatures apposées sur les chèques utilisés par la suite aurait formellement identifié l’écriture de « Le Grêlé ».

Cette révélation vient conforter une piste balistique déjà explorée. La balle retrouvée sur les lieux du crime correspondait en effet à une arme saisie au domicile de François Vérove après son suicide en 2021. La convergence de ces deux éléments – l’arme et l’écriture – renforce considérablement les soupçons pesant sur l’ancien gendarme.

Cette nouvelle avancée relance une question cruciale : le parcours criminel de « Le Grêlé » est-il plus lourd que ce qui était établi ? Les services d’enquête examinent désormais avec une attention accrue d’autres dossiers non résolus, cherchant à déterminer si sa trace macabre se retrouve dans d’autres affaires. La résolution du meurtre de Gilbert Gaudry, trente-cinq ans après les faits, démontre la ténacité des investigations et le rôle déterminant que peuvent jouer les réexamens techniques dans la résolution des cold cases.

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